Les journalistes Adama Bayala et Alain Traoré, également connu sous le nom d’« Alain Alain », ont été libérés le mardi 16 septembre 2025, après avoir disparu dans des circonstances inexpliquées et après plus d’un an sans aucune information sur leur sort et sans aucun contact avec leurs familles.
Adama Bayala, commentateur sur la chaîne de télévision privée BF1, avait disparu le 28 juin 2024 après avoir quitté son bureau en début d’après-midi. Deux semaines plus tard, le 13 juillet, Alain Traoré, animateur de l’émission Le Défouloir sur Radio Oméga, a été enlevé à son domicile par des hommes armés qui se sont présentés comme des agents de l’Agence nationale de renseignement (ANR).
Ces disparitions se sont produites dans un contexte marqué par une série d’enlèvements visant des professionnels des médias. Quatre jours avant la disparition d’Adama Bayala, Serge Atiana Oulon, directeur de publication du journal L’Événement, a été enlevé. Aujourd’hui encore, M. Oulon est toujours détenu, sans qu’aucune accusation officielle n’ait été rendue publique.
Le silence des autorités sur les raisons de ces disparitions, les conditions de détention et les circonstances des libérations; continue de susciter de vives inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux, en particulier la liberté d’expression et la sécurité des journalistes.
La Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest condamne fermement la disparition prolongée et arbitraire de ces journalistes, qui constitue une grave violation de leurs droits humains. Nous appelons les autorités burkinabè à libérer Serge Atiana Oulon et à garantir un environnement sûr et libre à tous les professionnels des médias, à l’abri de toute intimidation, de tout enlèvement et de toute détention illégale.
