{"id":24427,"date":"2021-12-03T11:30:17","date_gmt":"2021-12-03T11:30:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mfwa.org\/?p=24427"},"modified":"2022-01-12T18:12:40","modified_gmt":"2022-01-12T18:12:40","slug":"les-elections-gambiennes-la-presse-les-medias-sociaux-et-la-liberte-retrouvee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/les-elections-gambiennes-la-presse-les-medias-sociaux-et-la-liberte-retrouvee\/","title":{"rendered":"Les \u00e9lections gambiennes : la presse, les m\u00e9dias sociaux et la libert\u00e9 retrouv\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">La Gambie se rend aux urnes le 4 d\u00e9cembre et repr\u00e9sente une lueur d\u2019espoir pour la libert\u00e9 de la presse et la gouvernance d\u00e9mocratique dans une r\u00e9gion d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, o\u00f9 ces id\u00e9aux s\u2019estompent rapidement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9gion, autrefois pr\u00e9sent\u00e9e comme l\u2019enfant mod\u00e8le de la gouvernance d\u00e9mocratique et de la libert\u00e9 d\u2019expression par rapport aux autres blocs r\u00e9gionaux du continent africain, est rapidement \u00e0 court d\u2019exemples. Le S\u00e9n\u00e9gal, longtemps lou\u00e9 pour ses r\u00e9f\u00e9rences d\u00e9mocratiques, a r\u00e9cemment enregistr\u00e9 des incidents inqui\u00e9tants d\u2019abus, soulign\u00e9s par le meurtre de manifestants en mars 2021, les perturbations des m\u00e9dias sociaux et la fermeture de maisons de presse. Le Ghana, son homologue, a r\u00e9cemment obtenu de mauvais r\u00e9sultats en mati\u00e8re de libert\u00e9 de la presse, comme en t\u00e9moigne l\u2019assassinat en 2019 du journaliste d\u2019investigation Ahmed Suale. La plupart des autres pays de la r\u00e9gion affichent de moins bons r\u00e9sultats, le Mali et la Guin\u00e9e ayant replong\u00e9 dans un r\u00e9gime militaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Gambie aborde les \u00e9lections avec un discours diff\u00e9rent de celui de ses compatriotes d\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Pendant de nombreuses ann\u00e9es, le pays s\u2019est distingu\u00e9 par les crimes atroces perp\u00e9tr\u00e9s contre les journalistes, les leaders de l\u2019opposition et les dissidents par son dirigeant despotique, Yahya Jammeh. L\u2019histoire a \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rente au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, apr\u00e8s la fin du r\u00e9gime de Jammeh. La Gambie a fait d\u2019\u00e9normes progr\u00e8s en mati\u00e8re de libert\u00e9 d\u2019expression et de gouvernance d\u00e9mocratique. Les prochaines \u00e9lections pr\u00e9sidentielles pourraient soit renforcer ces acquis, soit les r\u00e9duire \u00e0 n\u00e9ant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Am\u00e9lioration des r\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de libert\u00e9 de la presse, le paysage m\u00e9diatique suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat aux sondages<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pays est pass\u00e9 de la 143<sup>e<\/sup><sup>me<\/sup> place du classement mondial de la libert\u00e9 de la presse \u00e9tabli par RSF lors des derni\u00e8res \u00e9lections en 2017 \u00e0 une formidable 87<sup>eme<\/sup> place dans le classement de 2021. Cette am\u00e9lioration s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une croissance num\u00e9rique rapide dans le paysage m\u00e9diatique, avec l\u2019apparition de nombreuses stations de radio et de t\u00e9l\u00e9vision priv\u00e9es qui couvrent les questions entourant les \u00e9lections sous divers angles. Cette \u00e9volution a suscit\u00e9 un int\u00e9r\u00eat euphorique pour le processus \u00e9lectoral. La situation est contrast\u00e9e par rapport aux \u00e9lections du r\u00e9gime de Jammeh, o\u00f9 la radio et la t\u00e9l\u00e9vision publiques avaient le monopole de l\u2019information.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cNous d\u00e9sormais avons de nombreuses maisons de m\u00e9dias. Pendant ces p\u00e9riodes [le r\u00e9gime de Jammeh], si vous vous souvenez bien, les gens ne se souciaient pas des questions d\u2019actualit\u00e9, ils se concentraient uniquement sur le divertissement. Mais maintenant, tout le monde est pr\u00e9sent dans le paysage m\u00e9diatique\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Mohammed Ba, vice-pr\u00e9sident de la Gambia Press Union, dans une interview accord\u00e9e \u00e0 la Fondation des M\u00e9dias pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest.\u00a0 \u201cTout le monde pr\u00e9tend \u00eatre un journaliste et ils invitent les politiciens \u00e0 avoir des discours sur les \u00e9lections.\u201d<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les m\u00e9dias et les journalistes sont non seulement encourag\u00e9s \u00e0 faciliter la conversation sur les \u00e9lections, mais ils ont \u00e9galement l\u2019assurance qu\u2019ils ne seront pas arr\u00eat\u00e9s pour avoir fait ce travail, a ajout\u00e9 M. Ba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cIl n\u2019y a pas de menaces. Les gens sentent que le gouvernement ne va pas interf\u00e9rer. Les gens se servent des questions d\u2019actualit\u00e9 pour susciter des d\u00e9bats politiques et ils invitent \u00e9galement les partis d\u2019opposition. Mais \u00e0 l\u2019\u00e9poque, c\u2019\u00e9tait un tabou d\u2019inviter l\u2019opposition. Ils pouvaient m\u00eame venir et se jeter sur votre maison de presse le matin ou le soir, vous arr\u00eater ou vous demander de ne plus \u00e9mettre. Ces choses ne se produisent plus aujourd\u2019hui\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Mohammed Ba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon une \u00e9tude d\u2019Afrobarometer effectu\u00e9e en 2021, 82 % des Gambiens pensent que les m\u00e9dias sont compl\u00e8tement ou assez libres de faire leur travail sans interf\u00e9rence ou censure de la part du gouvernement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Gambie a tenu son tout premier d\u00e9bat pr\u00e9sidentiel en fin novembre | Source : Twitter\/@poetlala<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 22 novembre, la Gambie a effectivement accueilli son tout premier d\u00e9bat pr\u00e9sidentiel. Ce d\u00e9bat a donn\u00e9 aux candidats l\u2019occasion d\u2019exposer les politiques et les programmes qu\u2019ils ont l\u2019intention de mettre en \u0153uvre une fois \u00e9lus et de critiquer les performances et les politiques du gouvernement en place. L\u2019\u00e9lectorat a eu l\u2019occasion rare de poser des questions critiques aux candidats. Bien que seuls deux des six candidats autoris\u00e9s \u00e0 concourir aient particip\u00e9 au d\u00e9bat, les organisateurs, la Commission des d\u00e9bats politiques, ont consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un succ\u00e8s compte tenu de sa nouveaut\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La libert\u00e9 retrouv\u00e9e dans le paysage m\u00e9diatique gambien est le r\u00e9sultat de nombreuses d\u00e9cisions et \u00e9volutions d\u00e9cisives. Parmi ces \u00e9volutions, on peut citer la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame de d\u00e9clarer inconstitutionnelle la loi sur la diffamation criminelle du pays, les indemnit\u00e9s vers\u00e9es \u00e0 Ebrimah Manneh et Deyda Hydara, deux journalistes tu\u00e9s sous le r\u00e9gime de Jammeh, et l\u2019adoption r\u00e9cente de la loi sur l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9anmoins, alors qu\u2019il y a de l\u2019am\u00e9lioration au niveau du paysage m\u00e9diatique, des inqui\u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es quant \u00e0 l\u2019esprit partisan, la partialit\u00e9 de la couverture et l\u2019injustice de certains organes de presse avant les \u00e9lections. Les m\u00e9dias d\u2019\u00c9tat ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement point\u00e9s du doigt.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cLes m\u00e9dias d\u2019\u00c9tat sont toujours partiaux. Ce que nous attendions, c\u2019\u00e9tait des r\u00e8gles de jeu \u00e9quitables pour que tous les partis politiques aient acc\u00e8s aux m\u00e9dias d\u2019\u00c9tat. Mais le probl\u00e8me est toujours l\u00e0. Il y a une tendance. Le Pr\u00e9sident est toujours la r\u00e9f\u00e9rence. Ils avaient l\u2019habitude de faire certaines critiques de journaux, nous avions une sorte de rapport d\u2019\u00e9quilibre critique, mais maintenant les m\u00e9dias d\u2019\u00c9tat ne le font plus\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Mohammed Ba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les m\u00e9dias priv\u00e9s, malgr\u00e9 le dynamisme qu\u2019ils ont apport\u00e9 au reportage, sont \u00e9galement responsables de la couverture biais\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cCela arrive surtout aux m\u00e9dias en ligne. Par exemple, Kerr Fatou a \u00e9t\u00e9 surnomm\u00e9 Kerr UDP [le principal parti d\u2019opposition], ce qui signifie qu\u2019il s\u2019aligne principalement sur l\u2019UDP, tandis que parfois Fatou Network, un autre m\u00e9dia en ligne, est \u00e9galement accus\u00e9 d\u2019\u00eatre pro-NPP [le parti au pouvoir]\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 le directeur ex\u00e9cutif du Center for Research and Policy Development en Gambie, Sait Matte \u00e0 la MFWA.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, M. Matte estime que les m\u00e9dias font de gros efforts pour assurer l\u2019\u00e9quilibre malgr\u00e9 la perception de partialit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Menaces des anciennes lois et difficult\u00e9s apparentes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les progr\u00e8s en mati\u00e8re de libert\u00e9 des m\u00e9dias et de droits de l\u2019homme font peut-\u00eatre partie des seules quelques \u00e9volutions r\u00e9guli\u00e8res que la Gambie a connues ces derni\u00e8res ann\u00e9es, puisque 60 % des citoyens estiment que le pays va dans la mauvaise direction. Cette situation est contrast\u00e9e par rapport \u00e0 2018, o\u00f9 seulement 29% ont d\u00e9clar\u00e9 que le pays allait dans la mauvaise direction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les citoyens qui estiment que les conditions \u00e9conomiques du pays sont bonnes ont diminu\u00e9 de 58% en 2018 \u00e0 25%. De m\u00eame, le nombre de citoyens qui estiment que leurs conditions de vie personnelles sont bonnes a \u00e9galement diminu\u00e9, passant de 66% \u00e0 35%.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9cente <a href=\"https:\/\/afrobarometer.org\/sites\/default\/files\/press-release\/The%20Gambia\/news_release-gambians_say_country_going_in_the_wrong_direction-afrobarometer_17aug21.pdf\">Afrobarometer study<\/a> r\u00e9v\u00e8le des perceptions r\u00e9pandues de difficult\u00e9s et de ralentissement \u00e9conomique parmi les citoyens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si presque tous les candidats ont promis d\u2019am\u00e9liorer les conditions de vie des citoyens, y compris le pr\u00e9sident sortant Adam Barrow, le ralentissement \u00e9conomique apparent constitue une menace majeure pour la viabilit\u00e9 des m\u00e9dias.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui constitue \u00e9galement une menace pour les m\u00e9dias, ce sont certains des vestiges l\u00e9gislatifs r\u00e9pressifs laiss\u00e9s par le r\u00e9gime de Jammeh. Yahya Jammeh a supervis\u00e9 l\u2019adoption de nombreuses lois qu\u2019il a utilis\u00e9es pour r\u00e9duire au silence les m\u00e9dias et les voix dissidentes. Le pr\u00e9sident Adam Barrow n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 abroger ces lois bien qu\u2019il l\u2019avait promis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tristement c\u00e9l\u00e8bre section 138 de la loi sur l\u2019information et les communications, qui donne aux agences de s\u00e9curit\u00e9 nationale, \u00e0 l\u2019Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des services publics et \u00e0 d\u2019autres organismes d\u2019enqu\u00eate publics le pouvoir de surveiller, d\u2019intercepter et de stocker des communications \u00e0 des fins de surveillance, est toujours en vigueur. La loi permet \u00e0 ces organismes de le faire sans aucun contr\u00f4le judiciaire effectif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le code p\u00e9nal de la Gambie contient toujours des clauses qui emp\u00eachent l\u2019exercice du droit \u00e0 la libre expression. La s\u00e9dition criminelle relative au pr\u00e9sident existe toujours. Il pr\u00e9voit des peines allant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019emprisonnement pour les d\u00e9tracteurs du pr\u00e9sident.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cIl y a encore des lois qui sont tr\u00e8s mauvaises en ce qui concerne la s\u00e9dition contre le pr\u00e9sident. Il peut l\u2019utiliser s\u2019il le souhaite\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Mohammed Bah, qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ses craintes concernant ces lois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Fausses Informations, M\u00e9dias Sociaux et Elections<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques heures avant les derni\u00e8res \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de 2016, le gouvernement de Yahya Jammeh a coup\u00e9 l\u2019internet, y compris les connexions t\u00e9l\u00e9phoniques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cInternet en 2016 \u00e9tait un tabou\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Mohammed Bah. \u201cLes gens se sont battus pour obtenir l\u2019internet. Le gouvernement a suspendu l\u2019internet. Les gens avaient du mal \u00e0 se connecter. Maintenant, l\u2019internet est gratuit et la vitesse de connexion a aussi l\u00e9g\u00e8rement \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e bien que ce soit toujours un probl\u00e8me et qu\u2019il soit accessible.\u201d<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Yahya Jammeh a interrompu l\u2019internet quelques heures avant les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, environ 430 000 Gambiens sont pr\u00e9sents sur les m\u00e9dias sociaux, ce qui repr\u00e9sente une augmentation de 16 % par rapport \u00e0 2020. Le taux de p\u00e9n\u00e9tration d\u2019Internet dans le pays est pass\u00e9 \u00e0 23 %, selon le <a href=\"https:\/\/datareportal.com\/reports\/digital-2021-gambia\">rapport Data<\/a>. <a href=\"https:\/\/afrobarometer.org\/sites\/default\/files\/press-release\/The%20Gambia\/news_release-gambians_support_media_freedom_within_limits-afrobarometer-2may21.pdf\">Selon <\/a>Afrobarometer, 65 % des citoyens utilisent les m\u00e9dias sociaux comme source d\u2019information.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La croissance et l\u2019utilisation croissante des plateformes de m\u00e9dias sociaux ont offert diverses possibilit\u00e9s de participation populaire, en particulier chez les jeunes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cLes m\u00e9dias sociaux sont le lieu de la contestation. C\u2019est l\u00e0 que se d\u00e9roulent la plupart de ces d\u00e9bats politiques, notamment avec les m\u00e9dias en ligne et les influences individuelles. Les m\u00e9dias sociaux sont tr\u00e8s importants, notamment WhatsApp et Facebook. Ils ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s efficacement par les partis politiques. Certains de ces partis politiques ont leur propre espace Facebook TV et WhatsApp o\u00f9 ils partagent leurs vid\u00e9os et leurs notes vocales\u201d, explique Sait Matte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, comme le veut la nature \u00e0 double tranchant des m\u00e9dias sociaux, les plateformes facilitent la d\u00e9sinformation et de la m\u00e9sinformation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cLes m\u00e9dias sociaux sont \u00e9galement devenus des plateformes de transmission ou de distribution de fausses nouvelles et des diff\u00e9rentes questions qui sont tr\u00e8s centrales pour ces \u00e9lections\u201d, a not\u00e9 Sait Matte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e8s de 90 % des citoyens <a href=\"https:\/\/afrobarometer.org\/sites\/default\/files\/press-release\/The%20Gambia\/news_release-gambians_support_media_freedom_within_limits-afrobarometer-2may21.pdf\">estiment que <\/a>les m\u00e9dias sociaux sont les principaux pourvoyeurs de fausses nouvelles, devant les politiciens et les partis politiques, les responsables gouvernementaux, les m\u00e9dias d\u2019information et les journalistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces questions ont fait resurgir l\u2019inqui\u00e9tude de savoir si les plateformes de m\u00e9dias sociaux devaient \u00eatre interrompues avant les \u00e9lections du samedi 4 d\u00e9cembre, m\u00eame si le gouvernement n\u2019a jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pas indiqu\u00e9 une telle intention. De nombreuses parties prenantes des m\u00e9dias continuent de mettre en garde le gouvernement contre cette \u00e9ventualit\u00e9. Dans une <a href=\"https:\/\/www.accessnow.org\/keepiton-the-gambia-election-letter\">lettre ouverte <\/a>au pr\u00e9sident Adam Barrow, Access Now a demand\u00e9 au gouvernement de fournir des garanties contre une interruption.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cGarantir un acc\u00e8s complet \u00e0 l\u2019internet dans tout le pays et s\u2019abstenir de bloquer arbitrairement l\u2019acc\u00e8s aux plateformes de m\u00e9dias sociaux et aux sites web des m\u00e9dias ; assurer publiquement au peuple gambien que l\u2019internet et toutes les autres plateformes de communication num\u00e9rique resteront ouverts, accessibles, inclusifs et s\u00e9curis\u00e9s\u201d, indique la lettre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Gambie se rend aux urnes le 4 d\u00e9cembre et repr\u00e9sente une lueur d\u2019espoir pour la libert\u00e9 de<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":24234,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[231],"tags":[],"country":[242],"staff-position":[],"opportunity-category":[],"ppma_author":[515],"class_list":["post-24427","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-digital-rights-fr","country-gambie"],"authors":[{"term_id":515,"user_id":6,"is_guest":0,"slug":"kwaku","display_name":"Kwaku Asante","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f4b2f4008b9a29d4584bcac804b285ce2bebcee8b616a60be83b4a9ded8963b7?s=96&d=mm&r=g","0":null,"1":"","2":"","3":"","4":"","5":"","6":"","7":"","8":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24427","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24427"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24427\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24428,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24427\/revisions\/24428"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24234"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24427"},{"taxonomy":"country","embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/country?post=24427"},{"taxonomy":"staff-position","embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/staff-position?post=24427"},{"taxonomy":"opportunity-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/opportunity-category?post=24427"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/mfwa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=24427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}